Archives for 10 Juin,2020

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France : l’épidemie de coronavirus pèse sur le secteur touristique

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L’épidémie de coronavirus et les mesures de précautions prises pour éviter que la maladie se propage ont déjà engendré de nombreuses perturbations pour les touristes et les entreprises.

Sur le parvis du Louvre, à Paris, ce matin, la place est presque vide, rapporte notre reporter Léa Jacquet. Des Coréens et des Japonais forment de petits groupes près de la file d’attente. Kane vend des tours Eiffel devant le musée. Cela fait plusieurs jours qu’il constate la diminution du nombre de touristes chinois. « Avant, quand ils venaient, c’étaient des dizaines de groupes. Mais maintenant, ils ne viennent plus. Il n’y a que les Coréens qui viennent, les Japonais, tout ça. Mais les Chinois ne viennent plus beaucoup maintenant. »

Si le coronavirus empêche bon nombre de touristes chinois de se rendre à Paris, Chaimaa, une Argentine, n’a pas voulu annuler son vol au départ de Buenos Aires, malgré la présence de six malades sur le sol français. « Si vous me dites d’aller en Chine, peut-être que je me poserai la question. » Mais pour trois ou quatre personnes malades, pas la peine de se stresser, selon elle.

Claire s’est offert quelques jours de vacances dans la capitale française, loin de l’Australie. Ce qui l’inquiète, c’est avant tout la stigmatisation dont sont victimes les Asiatiques. « Ces virus mondiaux peuvent déclencher un certain racisme chez les gens. Et je pense qu’il est important de garder son calme et de réfléchir à si ce virus va vous affecter. Et je ne pense pas que ce soit le cas. »

Touristes et entreprises ne seront pas forcément dédommagés

Difficile pour l’instant d’évaluer l’impact économique, mais les dédommagements ne seront pas forcément au rendez-vous pour les touristes et les entreprises. Le remboursement dépendra des cas et de la condition d’annulation du voyage. Les touristes dont le séjour a été annulé par l’agence ne seront pas lésés, assure Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du voyage, au micro de Pauline Gleize. « Très clairement, les voyageurs dont le voyage ne pourra pas s’effectuer à destination de la Chine pourront, soit reporter leur voyage à une autre période, soit le reporter sur une autre destination, soit être remboursés. Cette attitude ne dépend pas d’une assurance, mais de la volonté des organisateurs de voyage de ne pas pénaliser les clients en raison du coronavirus en Chine. »
Mais pour ceux qui auraient eux-même décidé de ne pas partir par précaution, cela se complique, explique Xavier-Philippe Gruwez, avocat dans un cabinet spécialisé dans le transport et les assurances. « C’est un cas de force majeure qui n’est pas prévu par les contrats d’assurance, en général. Ce sera considéré comme une décision personnelle de l’assuré de ne pas s’embarquer à destination du pays en question, c’est-à-dire la Chine. »

Quant aux entreprises, les agences de voyage, en France en tous cas, ne seront pas indemnisées. Mais les coûts devraient rester marginaux, les compagnies limitant leurs vols. Selon une responsable du courtier londonien Marsh, citée par l’AFP, pour ces compagnies aériennes qui ont réduit ou arrêté leur desserte de la Chine, il pourrait n’y avoir aucun recours. Les maladies contagieuses sont en effet couvertes par des assurances spécifiques pour les entreprises. Leur coût pourrait avoir découragé les souscriptions.

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France 2 Le Journal de 13h du 6/11/2019. Immigration : zoom sur le regroupement familial

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La nouvelle politique migratoire de l’exécutif a été officiellement annoncée mercredi 6 novembre. Le gouvernement veut notamment mieux appliquer les règles du regroupement familial, à l’origine de la part la plus importante des titres de séjour délivrés en France.

e regroupement familial est le premier motif d’immigration en France et le gouvernement entend montrer qu’il s’en empare. « Notre rôle est de protéger l’immigration familiale en luttant contre certains détournements, ou encore de réaffirmer des exigences fermes et fortes pour accéder à la nationalité française », a fait savoir le Premier ministre, Édouard Philippe, mercredi 6 novembre. En 2018, l’immigration familiale représente un peu plus de 90 000 personnes sur 255 956 titres de séjour, selon le ministère de l’Intérieur.

Limiter les reconnaissances de complaisance

Parmi eux, près de 48 000 concernent des proches de ressortissants français, qui ne viennent pas de l’Union européenne. C’est précisément contre certaines dérives que l’exécutif veut lutter. Des abus que constate Me Xavier-Philippe Gruwez, spécialiste du droit des étrangers, qui évoque « beaucoup de reconnaissances de complaisance » d’enfants français donnant lieu à un titre de séjour. La loi asile et immigration portée en 2018 par Gérard Collomb avait déjà durci certains critères. Le gouvernement souhaite encore renforcer les contrôles, et surtout les rendre plus efficaces.

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